Propositions

Causes 1

Causes 1

Causes 1

Arguments

  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Ce modèle alimentaire est ambigu ! Le modèle français a certes des atouts au niveau santé. Aussi existe-t-il des traditions provenant d’un enracinement rural dans une formidable diversité des terroirs, qui sont attachantes.
    Toutefois il existe une face sombre : c’est l’autre tradition, celle qui veut faire croire que la saveur justifie la souffrance, ce qui n’est pas vrai. C’est la barbarie française, avec l’emblématique foie gras, mais aussi les volailles de Bresse (soumis à un stress extrême en petites cages, pour la finition), le veau blanc dit sous la mère, le chapon mutilé à vif, et toutes ces souffrances pour que la saveur du gras fonde sous la langue.
    En France le rôle de la viande dans les menus est encore très forte et excessive.
    Il est exact que les terroirs français, les magnifiques prairies, ne sont pas suffisamment valorisés. D’ailleurs les filières préfèrent communiquer sur les races bovines, alors qu'une part importante du cheptel est privée de pâture.
    Le modèle alimentaire français a son "examen de conscience" à faire (à chaque modèle le sien).

    4
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Le premier gaspillage : trop d'animaux !
    Le gaspillage est surtout structurel et voulu. Le premier gaspillage alimentaire est la surproduction et surconsommation de produits d’origine animale, lait et viande et dans une moindre mesure œufs. Plus de 60 % des céréales utilisées en Europe sont destinées à l’alimentation animale. C’est indéfendable.
    Nous pouvons réduire, sans la moindre carence, de moitié et même de beaucoup plus, notre consommation de produits issus d’animaux. C’est ce gaspillage qu’il faut dénoncer et réduire en premier.
    Le second grand gaspillage est la mauvaise valorisation des animaux ou des morceaux qui ne répondent pas au goût à la mode ou à une cuisson facile. C’est particulièrement scandaleux pour les brebis et chèvres de réforme, qui sont envoyés dans l’enfer des longs transports et abattages outre-méditerranée, et les poules de réforme. Tuer de très jeunes animaux (coquelets, veaux…) est aussi une forme de gaspillage.

    5
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Collectif Plein Air Pour

    13 septembre 2017 18:53

    Lié à la proposition : Renforcer la position des producteurs au sein des filières

    Associer les citoyens !
    Le regroupement des producteurs risque de conduire à une mainmise productiviste sur les filières, avec un nivellement par le bas des modes de production. Ce risque nécessite la plus grande vigilance.
    Ce n’est pas en équilibrant le rapport de force producteur-distributeur qu’on avancera en matière de durabilité et d’éthique de la production. En effet, pour le moment, ni les producteurs ni les distributeurs ne font une priorité de l’éthique et de la durabilité. Les filières agricoles revendiquent des prix, mais pas de pouvoir faire évoluer leurs propres pratiques. C’est dommage.
    Toutefois, c’est la distribution qui, avec sa pression éhontée sur les prix, bloque aujourd’hui tout avancement au niveau des modes de production. Les agriculteurs qui voudraient faire évoluer leurs pratiques (et il y en a !) ne peuvent pas le faire tant que la distribution ne leur ouvre pas un débouché rémunérateur.
    Aujourd’hui, les producteurs craignent surtout que la distribution massacrera l’agriculture biologique par les prix bas, comme elle l’a fait pour le reste.
    Il peut aussi arriver (bien que ce soit exceptionnel !) que des acheteurs voudraient des modes de production plus respectueux mais qu’ils se heurtent aux pratiques verrouillées d’une filière.
    C’est pourquoi il serait intéressant, et important, d’intégrer les attentes et des représentants de la société dite civile dans les discussions distributeurs-producteurs.
    Le vrai enjeu c’est d’obtenir des prix justes pour des pratiques respectueuses et pour des emplois.

    6
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Les normes ne protègent que le commerce !
    Il est faux, pour ne pas dire démagogique, de prétendre que la réglementation serait plus sévère en France qu’ailleurs ; cela dépend au cas par cas, parfois elle est même moins sévère, et de surplus mal contrôlée (comme ailleurs aussi).
    La protection des animaux est à un niveau particulièrement bas. Les normes minimales sont insuffisantes (très loin en-dessous d’un réel bien-être animal) et truffées de dérogations, mal appliquées, voire inexistantes.
    Les distorsions de concurrence sont effectivement dramatiques. Cela concerne surtout le coût de la main-d’œuvre. Mais certaines aides européennes sont aussi en cause : elles font augmenter les volumes lancés sur le marché européen et créent des distorsions (p.ex. pour l’engraissement de porcs en Espagne, des volailles en Pologne, abattoirs en Allemagne…). Ainsi l’objectif « compétitivité » dans le 2ème pilier de la PAC fait de gros dégâts, il faut l’abandonner ou le soumettre à des exigences qualitatives supérieures.
    La règlementation et son application sont en effet parfois stupides, contreproductives et destructrices (voir le livre d’Isabelle Saporta : Foutez-nous la paix !) ou inefficaces. Parfois elle empêche des innovations essentielles, comme l’abattage de haute qualité à la ferme.
    La profession agricole exerce beaucoup trop d’influence sur la réglementation. C’est sans doute une des raisons à la fois de sa complexité et de ses échecs. En effet, s’il faut rechercher un semblant de résultat sans exercer de véritables contraintes et restrictions, en jouant avec des dérogations, les choses deviennent très compliquées.

    3
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    L’innovation doit d’abord AMELIORER les pratiques (arrêter l’usage des pesticides, assurer le confort et l’accès au plein air des animaux, reconquérir la biodiversité…) ENSUITE on voit ce qu’on peut faire pour éviter des coûts inutiles, en travaillant AVEC la nature et pas contre elle.
    Ainsi le premier objectif des pratiques innovantes doit être la réduction du cheptel pour élever moins mais mieux. Cela évite déjà beaucoup de coûts et d’impacts liés à des chargements excessifs.
    La notion de « compétitivité » doit être revisitée. La mission de l’agriculture n’est pas d’être « compétitif » sur des marchés mondiaux volatiles, mais de répondre à des besoins nutritionnels tout en gérant les terres en bon père de famille pour les générations futures. Les externalités doivent être intégrées.
    Si EGalim définit comme priorité de réduire les coûts de production pour gagner en compétitivité, alors EGalim échoue et contribue à faire rentrer l’agriculture droit dans le mur. Ce serait en contradiction avec la volonté affichée de "transformation" de notre agriculture.

    3
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Ne pas confondre "bonnes pratiques" et "baisse des coûts" ! L’encadrement agricole tend à évaluer les agriculteurs (filières animales !) uniquement sur leurs performances technico-économiques. Ce n’est pas du tout ce qu’attend la société. Cette approche est même désastreuse et aggrave le fossé entre la société et son agriculture. Les bonnes pratiques (saines, écologiques et respectueuses) et la baisse des coûts sont deux choses très différentes.

    3
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Publier les cahiers des charges ! Ils sont trop souvent secrets - et creux. Dès que la communication sur un produit évoque un cahier des charges (soi-disant "rigoureux") ou une certification, celui-ci doit être accessible sur internet.

    4
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Sortir l’agriculture de la concurrence !
    Il faut adapter le droit de la concurrence à l’agriculture. Elle doit être au service de la santé publique (tant pour la nutrition qu’en matière de modes de production) et prendre en compte le respect du vivant, le fonctionnement des écosystèmes, et les aléas climatiques. C’est incompatible avec la concurrence.

    4
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Collectif Plein Air Pour

    13 septembre 2017 17:59

    Lié à la proposition : Une concurrence internationale intense

    Encadrer le libéralisme !
    Les agriculteurs français exportent aussi et concurrencent des agriculteurs étrangers (p ex en Afrique), profitant du dumping grâce aux aides reçues.
    Hélas, la volonté des filières agricoles elles-mêmes est d’aller sur le marché mondial où la pression sur les prix est intense ; la surproduction en vue de l’exportation casse les prix.
    Il faut relocaliser la production et les débouchés et valoriser des modes de production plus respectueux.

    12
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    La France a surtout de grands paysages. Si la France est un grande destination touristique, c’est en grande partie grâce à ses paysages. La production alimentaire pourrait (très objectivement) valoriser une harmonie avec ces paysages, avec la biodiversité, la nature, Sans pesticides. Sans élevages de masse en claustration.

    3
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Quelles énergies renouvelables ? Il est indéfendable que l'argent public finance la valorisation des déjections alors que le lait (en surproduction et déconnecté des besoins nutritionnels humains) est bradé.

    1
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Pas de propagande à l’école !
    Il y a lieu d’être extrêmement sceptique envers toute tentative de conditionner les jeunes consommateurs selon les désirs de l’industrie et des producteurs. L’industrie agro-alimentaire n’a RIEN à faire à l’école. Ce qu’il faut enseigner c’est une alimentation saine, durable, éthique, dont le commerce équitable et le respect de l’animal, et la réflexion critique. On peut enseigner les terroirs, leur histoire, leurs paysages, leurs écosystèmes, la place de l’agriculture.

    5
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Collectif Plein Air Pour

    13 septembre 2017 18:07

    Lié à la proposition : Des relations commerciales déséquilibrées

    Sortir de la concurrence aveugle par le prix !
    L’idéologie de la compétitivité aveugle, portée par l’Europe et ses Etats membres, a longtemps cautionné le comportement délétère de la distribution. Aujourd’hui les pratiques déloyales sont reconnues. Il faut les interdire.
    Les organisations de consommateurs ont leur lourde part de responsabilité pour avoir comparé les prix sans se soucier des impacts (qui étaient peu connus). Le mal est fait. Aujourd’hui la prise de conscience est acquise. L’équité est un enjeu sociétal. Mais il ne peut pas y avoir d’équité sans transparence sur les pratiques à la production.

    10
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Un site est insuffisant. Le « bouger plus » demande surtout des actions au niveau urbanisme, cadre de vie, trajets et transports doux, conditions de vie des enfants pour leur épanouissement, maîtrise du temps passé devant les écrans, adaptation des conditions de travail à la qualité de vie familiale, milieu scolaire, or les villes privilégient souvent les investisseurs immobiliers aux espaces verts pour les enfants. Un site internet ne mange pas de pain.

    2
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Cela signifie promotion et financement ! de la bio ! Quant aux pesticides et perturbateurs endocriniens, on arrête l'usage ! Tant que l’Etat considère que sa première mission est de défendre les industries agro-alimentaires françaises et le bilan commercial de la France, il n’est pas crédible en tant qu’acteur de sensibilisation sur les risques (par exemple l’alcool et les aliments ultra-transformés). Cependant, la France a ces derniers temps tâté quelques positions intéressantes et prometteuses, à encourager + + +.

    0
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    C’est la « compétitivité » du dumping, cautionnée par l’Europe et ses Etats membres, qui induit des trafics internationaux dangereux et délétères et suscite la défiance.
    En France, un manque certain de transparence a été soutenu par les gouvernements. Ainsi les cahiers des charges des produits sous signe dits de qualité sont difficiles d’accès (il parait que cela changerait) et trop souvent creux, et ceux des produits certifiés sont secrets.
    Certaines définitions officielles même européennes contiennent des tromperies intrinsèques comme le porc de montagne (voir http://collectifpleinair.eu/wp-content/uploads/2015/07/Rigal-article-Montagne-caillebotis.pdf) et même le porc fermier pouvant être en claustration sur caillebotis pour ne sortir qu’à 17 semaines, ou certaines volailles étiquetées « fermier élevé en plein air » subissent une finition en claustration et même en cages (bien sûr toutes ces dérogations à la demande des Etats membres !) http://eurlex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:157:0046:0087:FR:PDF Annexe V.

    3
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Collectif Plein Air Pour

    2 octobre 2017 09:17

    Lié à la proposition : Réviser les itinéraires de production

    Des itinéraires sains, éthiques, durables ! C’est la durabilité environnementale qui nous intéresse, la santé publique et l’éthique envers les animaux. Les filières animales doivent se sortir de l’obsession par la baisse des coûts de revient, écrasant tout le reste. Faire grossir un animal plus vite pour moins cher ? Ce n’est pas du tout ce qui correspond aux attentes sociétales ! Il faut un changement de paradigme au niveau de tout l’encadrement des exploitations agricoles.

    2
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Collectif Plein Air Contre

    2 octobre 2017 09:11

    Lié à la proposition : Des normes pas toujours rationnelles

    Quel contenu donner au terme «rationaliser » : langue de bois, souhaits de la FNSEA, ou améliorations concrètes (par exemple en bien-être animal, une priorité) ? On a effectivement souvent l'impression que les normes ne sont pas présentes aux bons endroits et manquent de bon sens. Leur premier objectif est l'harmonisation en vue des échanges commerciaux (industriels). Rien d'étonnant que le résultat soit loupé pour l'environnement et l'éthique, et que même au niveau sanitaire des acteurs indélicats exploitent les failles.

    4
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Attention au marketing creux !
    La France utilise beaucoup de pesticides, elle perd sa biodiversité et elle est encore incapable de conduire une politique crédible de bien-être animal. Ses veaux laitiers sont mal traités. Elle s’applique à envoyer ses bovins dans l’enfer en travers la Méditerranée. « Valeurs portés par les produits français ? »

    2
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Collectif Plein Air Pour

    13 septembre 2017 18:16

    Lié à la proposition : Soutenir les débouchés à forte valeur ajoutée

    Un MORATOIRE sur les élevages industriels parce qu’il faut faire MIEUX pour justifier une plus forte valeur ajoutée !
    Quant aux filières animales, la réussite ou l’échec des EGalim dépendra des progrès accomplis pour assurer des prix justes permettant de produire MOINS et MIEUX. Mieux signifie avoir des pratiques respectueuses des animaux, de l’environnement, des emplois, et de la santé publique. Aucun de ces objectifs ne peut être sacrifié à un autre. Ceci est le principal défi d’EGalim. Tout le reste est plus ou moins lié (pesticides, santé, paysage, biodiversité…).
    Si au fond, la volonté politique est de faire du « business as usual », ce n’était pas la peine de lancer les EGalim. Si par contre la volonté politique est de transformer le système agricole, alors un moratoire sur les élevages industriels en projet s’impose. Pourquoi laisser foncer des éleveurs dans l’erreur, à contresens des attentes sociétales et des politiques innovantes, si on sait que les conditions changeront?
    En effet, le discours habituel sur la segmentation du marché est à revoir. Tous les modes de production (du porc plein air au poulet export, du bio aux monocultures à désherbants, etc.) ne sont absolument pas complémentaires ni légitimes et ils ne sont pas tous à respecter !
    Les plus mauvais doivent disparaître et les meilleurs se développer.

    4
  • Profil de Collectif Plein Air Collectif Plein Air

    Collectif Plein Air Pour

    13 septembre 2017 17:48

    Lié à la proposition : Le revenu des agriculteurs ne cesse de diminuer

    La baisse des revenus surprend ? Il y a une surproduction délibérée de la part des filières agricoles qui veulent exporter, plus (Pologne, Espagne, Allemagne, Pays-Bas) ou moins (selon les Etats membres). On compte sur les aides publiques en cas de crise. Or c’est la concurrence sur les marchés mondiaux (très volatiles) qui casse les prix.
    Il faut réguler les volumes.
    Le choix politique délibéré de prix alimentaires bas a été une erreur politique et économique, comme le montre Olivier de Schutter. Il aurait fallu mettre la priorité sur la protection sociale.
    L’encadrement agricole (conseil, coopératives, banques, industries amont et aval…), qui pousse à l’agrandissement (donc investissement donc endettement), à la consommation d’intrants (qui rapportent aux fournisseurs en fonction des volumes, pas de la qualité) et à la production de « minerai » (en masse, sans éthique), a une grosse part de responsabilité.

    9

Sources

Votes